Les régimes alimentaires selon l’ANSES

0

Le surpoids est un problème de santé publique. Divers régimes, du plus sérieux au plus farfelu, sont régulièrement proposés. Face à cela, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ou ANSES, a réagit et étudié le problème de près.

L’ANSES, des régimes et des vérifications rigoureuses

Dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS), l’ANSES a fait de nombreuses évaluations pour cerner les risques liés aux régimes. Ces études ont permis d’identifier les conséquences de certaines pratiques d’amaigrissement. Première remarque, les pratiques alimentaires d’amaigrissement peuvent être désastreuses si elles ne sont pas contrôlées par un spécialiste de la nutrition qui suit le déroulement du régime, en apportant conseils et surveillance médicale.
Le rapport a été édité en novembre 2010. Suite à celui-ci, plusieurs auditions ont été réalisées jusqu’en novembre 2011. Des analyses ont été effectuées sur ces résultats et ont été rendues publiques en mai 2011. L’ANSES a analysé différents régimes, en privilégient les programmes alimentaires les plus populaires. Au total, 15 régimes ont été étudiés. A partir du calcul des apports nutritionnels, l’Agence a déterminé les conséquences.

Les régimes, pas toujours des amis de votre santé

L’ANSES a identifié les différents impacts que pouvaient avoir ces régimes : apports et déséquilibres nutritionnels, déficiences en vitamines et / ou minéraux et conséquences physio-pathologiques ou psycho-comportementales. L’Agence a également pris en compte des populations spécifiques, telles que femmes enceintes, personnes âgées, mais aussi sportifs, enfants et adolescents.
Ces diverses études ont eu pour conclusion que la majorité des régimes entraînaient un déséquilibre pouvant être important : trop de protéines et de sel, magnésium, vitamine D, fer et fibres en quantité trop faible. Ces manques sont préjudiciables à la santé : dépression, perte musculaire et osseuse, problème cardiaque, rénal, effet yo-yo.

Les recommandations de l’ANSES

Pour éviter ces effets néfastes, la pratique d’un régime minceur doit être encadrée par des professionnels de la nutrition. Seul cet accompagnement permet d’éviter les conséquences parfois catastrophiques d’un régime amaigrissant. L’ANSES réprouve les régimes que l’on fait soi-même sans l’aide d’un nutritionniste. Il sera le seul – avec le médecin traitant – à comprendre le contexte de la prise de poids et à appréhender ses conséquences. On ne maigrit pas de la même façon à la ménopause ou à 20 ans, lorsque l’on est casanier ou sportif. L’état de santé général – physique et psychologique – est la première chose à prendre en compte. Pour cela, l’alimentation doit rester équilibrée et variée. L’ANSES met également le doigt sur un problème important : de nombreuses personnes entament un régime pour maigrir alors qu’elles n’en ont pas besoin. Le diktat de la mode impose des canons, souvent dangereux pour la santé. C’est la raison pour laquelle, toujours selon l’agence, il ne faut pas entamer un régime sans avoir auparavant réaliser un bilan.

Alimentation diversifiée et équilibrée, sans privation, accompagnement au quotidien par un professionnel et naturellement abandon de la sédentarité sont les recommandations de l’ANSES pour une perte de poids sans risque.

La boîte à outils

Partagez :

Les commentaires sont fermés.